mes randos pyrénées

  • Accueil
  • > J.8 : Aouen-Etang de Bethmale

28 décembre 2012

J.8 : Aouen-Etang de Bethmale

gibson66 @ 12 h 27 min

J.8 : Aouen-Etang de Bethmale 18-297x300                         p9110158-300x225

Bonne nouvelle ce matin : mes articulations ne me font plus mal! Cà fait du bien de ne plus grimacer à chaque fois qu’on se lève ;et c’est tant mieux au vu de la montée matinale que j’affronte encore froid ;rien de bien méchant,les 300m habituels, puis le chemin longe le versant vers le Nord où je croise deux troupeaux de moutons ;j’entends le premier qui arrive derrière un petit mur de roches qu’il faut traverser;  je monte un peu pour leur laisser le chemin libre puis vois la tete de l’un d’entre eux dépasser ;il semble surpris et se fige;une deuxième tete le rejoint ,puis une troisième et ainsi de suite jusqu’à ne voir que des dizaines de paire d’yeux et d’oreilles se demandant que faire devant un tel imprévu que je représente ;aprés une bonne quinzaine de minutes le son de leurs cloches se refait présent comme si les derniers se mettaient à klaxonner d’impatience quand l’un d’entre eux décide de me contourner par le haut de la pente, suivi évidemment par tous les autres ;nous voilà donc tous en équilibre sur le versant de la montagne alors qu’un chemin tout plat ne demandait qu’a etre foulé!! Une centaine de mètres plus loin ,meme dilemne ,différent troupeau ;cette fois je monte plus haut en me disant que ces moutons là seront plus enclins a emprunter le sentier: que nenni! En arrivant à ma hauteur le premier  s’arrète ,imité par tous les autres (l’expression « suivre comme des moutons » prend tout son sens!) et bientot c’est l’embouteillage du péage de Saint-Arnoult le 31 juillet version ariégeoise ,jusqu’à  ce que le berger pousse une bonne gueulante et fasse se décider quelques individus à prendre le risque, bien sur suivis par tous les autres ;j’échange quelques mots sympathiques avec le personnage authentique qui aurait pu servir de modèle a la pub d’une marque célèbre de saucisse sèche (lui ayant moins de gras qu’elle!) puis continue ma route en basculant au col de Laziès ou je fais un point route et casse-croute; mais gros problème ; mon GPS ne se rallume plus! Il est vrai que la nuit dernière j’ai entendu un « bip »venant de mon sac : je sais maintenant que c’était le dernier souffle de l’appareil .

19-271x300                               p9110169-300x225

p9110160-300x225                        

Je redescends un peu jusqu’a un abreuvoir ou je rencontre Jacques à la bonne humeur rafraichissante ,comme cette eau qui vient au goutte a goutte; il fait le GR10 dans l’autre sens. Deux minutes aprés nous etre quittés j’entends au loin depuis le col où je m’étais arreté: « Oh Yannick!  Tu fais pas le GR10?

-Si,pourquoi?

-Tu te trompes de direction!L’étang d’Ayès c’est dans l’autre sens!! » 

J’avais suivi le sentier mais apparemment pas le bon!!La nature m’avait envoyé son guide pour me remettre sur le droit chemin, seulement une heure aprés le forfait de mon GPS! La chance était encore de mon coté; merci Jacques sans qui je me serais perdu comme un débutant; je m’en serais certainement rendu compte mais au bout de combien de kilomètres? Retrouvant les marques du GR je poursuis ma route non sans m’arreter à la cabane d’Eliet trés confortable mais dont la source proche a tari puis en arrivant a l’étang d’Ayès, superbe, solitaire ou le vert domine autant que le bleu de l’étang d’Araing ; je repère un endroit ou bivouaquer ,avec en prime une grotte ou s’abriter en cas d’orage mais il est trop tot pour clore ma journée et je dois poursuivre si je veux atteindre un jour mon objectif final qui a été revu a la baisse:j’ai fait une croix sur les Bouillouses et projette plutot de terminer à Merens.

                    p9110168-300x225                p9110161-300x225

p9110173-225x300                                      p9110175-300x225

La route est encore longue mais mon esprit a de nouveau quitté mon corps qui me porte jusqu’à l’étang de Bethmale :là, j’ai du mal à trouver mes repères malgré ma boussole et mes cartes papier que j’ai finalement bien fait de prendre ;l’étang est en fait plus petit que je ne l’imaginais, il y a beaucoup de monde venu se balader, des voitures ,du bruit ,le refuge est fermé ,le ciel menace et les seuls coins susceptibles d’accueillir ma tente sont proches des berges du lac ou je vois un panneau « interdit de camper ». Je décide tout de meme de tenter ma chance dans les parrages, une fois que tous les pecheurs seront rentrés dans leur foyer, n’ayant pas vraiment le choix ;je fais le tour du lac puis me pose à une cinquantaine de mètres de l’étang, dans les sous-bois ;la pluie commençant à tomber je dois faire en sorte de protéger mes affaires; j’ai fait le mauvais choix de ne pas prendre la protection anti-pluie de mon sac pour économiser 200 grammes ;la seule solution est de m’asseoir contre un rocher, sac sur le dos ,avec mon poncho pour recouvrir le tout en attendant que ça passe ;mais la pluie redouble d’intensité; la logique me pousse donc à planter ma tente en me disant que les gens ont quitté le lac et ne me verront donc pas « squatter » les rives ;quand je vous parlais de mauvais choix c’est à ce moment que je réalise que pour monter la tente il faut que je choississe entre protéger mon sac et affronter la pluie ou bien me protéger et laisser le sac prendre l’eau : le choix de sophie! Je prends la première option me disant que mon K-way fera l’affaire; en deux temps trois mouvements voilà donc ma tente montée ,le sac rentré mais mon pantalon, mes chaussures et meme les vetements du haut sont mouillés; j’ai beau les enlever ,l’humidité proche des 95% les maintient moites toute la soirée et çà c’est vraiment désagréable ,mais çà fait partie du jeu et je me conforte en me disant qu’au moins ma tente ne prend pas l’eau ;une fois mon Bolino rechauffé sous l’abside je me couche alors qu’il fait encore jour ,mais je suis reveillé a 23h par mon ennemi aux 100 millions de volts ;je compte les secondes entre les éclairs et le tonnerre sachant que le son parcourt 340m/s : 10 secondes,puis 8,7,6; c’est comme un compte a rebours où on se dit qu’une fois arrivé à 1 il sera trop tard .3!!le monstre est a 1km, autant dire qu’il frappe à ma porte ;en panique je m’habille pour déguerpir m’abriter sous la cabane des garde-peches mais heureusement le décompte redevient croissant et repasse a 4 puis au-delà; mais je reste habillé jusqu’au petit matin en ayant passé la nuit avec des yeux de hibou à l’affut du retour de l’ogre…

 

Laisser un commentaire

Skicm2cantondefruges2013 |
Voyage au pays des sourires |
Monnomdebateau |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Une strasbourgeoise à Utrecht
| Tripenaustralie
| Followthepilou