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28 décembre 2012

J.6 : Eylie-Cabane de Besset

gibson66 @ 11 h 55 min

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Quelle sale nuit j’ai passé !De celles dont on a l’impression de n’avoir pas fermé l’oeil et où l’on voit le lever du soleil à la fois comme une délivrance pour pouvoir passer à autre chose et une souffrance de devoir enchainer .Prenez une personne et multipliez par 12 les chances de ronflements ,les allées-retours pipi et les prouts intempestifs et vous comprendrez pourquoi j’ai pris ma tente .Certes pour l’instant elle n’a servi qu’à alourdir un sac déjà trop chargé ,mais quand je pars je suis quand meme content de me dire « au cas ou… » ;les gites me sont pour l’instant indispensables pour recharger les batteries d’un corps affaibli par un effort quotidien .Je laisse aux proppriétaires du gite la gourde trouvée la veille (sinon je l’aurais balancée dans le conteneur à ordures)  ,puis je dis au revoir a Howard qui trace sa route comme un sherpa là où je tire la langue comme un chameau. Objectif du jour ,la cabane de Besset ou celle du Clot du Lac ,mais pour cela il faudra d’abord avaler 800m de denivelé + ,800m – puis 500m+.

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La première montée se passe bien, à mon rythme ;une fois au sommet je découvre ce qui m’attend  et je peux apercevoir sur le versant d’en face l’azimut fixé :les deux cabanes ,et je mesure au propre comme au figuré le fossé qui nous sépare. J’entreprends la descente ,en passant devant la cabane de l’Arech, occupée par le berger qui m’indique le bon chemin pas compliqué a trouver puisqu’il s’agit de la route forestière ;je quitte cette route pour plonger dans l’inconnu et je me retrouve dans une partie toute en lacets en plein milieu de fougères ou je me dis que je suis content d’avoir des batons pour faire fuir d’éventuels reptiles .Une fois la descente terminée je fais une pause à coté de la rivière non loin de la cabane de Grauilhès. Je vois qu’à ma montre il n’est que 13H30 ,j’ai donc le temps de laisser le corps redescendre à une temperture acceptable ;une demi-heure plus tard ,autre coup d’oeil à ma montre :13h30!! oh-oh .Je rallume mon GPS qui lui m’indique 14h45 ;je m’aperçois que le remontoir de ma montre est désenclenché ,donc rien de bien grave ,j’ai dù faire une mauvaise manip en remplissant mes gourdes dans la descente, sauf qu’au meme moment j’entends le rugissement lointain de mon ennemi juré: l’orage! J’hésite entre rester à la cabane de Grauilhès ou continuer sur le prochain col mais la deuxième option me semble jouable.

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Le coup de la montre combiné au grondement me donnent un coup de fouet ;mais la montée est interminable ; à chaque fois que je rallume mon GPS j’ai l’impression de n’avoir pas bougé ,comme au premier jour avant la cabane de Saunères .Mais je réalise que l’orage s’est éloigné , ce qui à le don de chasser également mon impatience.En reprenant la route , je ne sais pas pourquoi, je tape avec mon baton un coup plus fort que les autres sur le chemin et je vois un gros lézard vert déguerpir,probablement victime d’un tsunami de vibrations; un mètre plus loin je tourne en èpingle et donne un deuxième grand coup de baton et à ce moment glisse sur de la mousse verte un serpent à la peau noire comme l’ébène ornementé d’ une succession de losanges plus jaunes qu’un poussin; on dit souvent que dans la nature une couleur voyante signifie danger; si c’est le cas ce serpent doit etre le tueur en série local!! C’est bizarre comme certaines choses peuvent nous paraitre magnifique et effrayante à la fois avec une certaine dualité .Inutile de préciser qu’après cet épisode j’ai remercié le lézard et que chacun de mes pas a été accompagné d’au moins un coup de baton!! Finalement j’arrive à la cabane de Besset que je trouve absolument parfaite; un lit  en bois ,quelques épices laissées par mes prédécesseurs ,il y a meme un poele à bois; un fagot est posé a coté mais je me dis que le mérite doit revenir à celui qui s’est galéré à le transporter ici donc je n’y touche pas et je n’ai pas non plus envie de remettre mes chaussures pour aller en chercher plus bas alors pas de feu .Mais ce n’est pas grave car je me réchauffe grace aux derniers rayons que le solei m’accorde avant de plonger derrière le sommet d’ou je suis arrivé ce matin; une fois mon bolino avalé et ma petite infusion savourée « en terasse », tel le serpent du jour je vais me lover dans mon chaud duvet…

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